simon sinek

simon sinek et son cercle d’or

On peut dater l’émergence des médias sociaux pour les entreprises vers 2010 environ.

D’abord Facebook, puis ensuite sont apparus les autres médias sociaux, petit à petit.

Bien évidemment, encore aujourd’hui, nombreuses sont les entreprises qui y vont par obligation (il faut y être …), mais sans réelle motivation ni réelle conviction.

Mais rien d’anormal en sorte. En 1995, les premières motivations des entreprises qui allaient sur le web étaient également d’apprendre à marcher en marchant. Et franchement, ça marche (la formule est finalement bien choisie).

Car en la matière, comme dans le corps humain c’est souvent la fonction qui crée ou entretient l’organe.

Par contre, dans la réalisation des premiers sites web, ces mêmes entreprises en profitaient (souvent) pour mettre à plat leur récit de marque, ou du moins le formaliser.

L’effet produisait la cause. Alors que c’est souvent l’inverse qui se vérifie dans le monde réel.

Encore aujourd’hui, les méthodes de conception des sites web permettent, via des workshops, de travailler en profondeur ce récit de marque. De le faire évoluer parfois. De le figer, souvent. Ou du moins, d’aligner la vision des dirigeants.

 

Et dans ce récit de marque, il n’est pas rare que nous posions la question du « WHY ».

Le fameux « WHY » de Simon SINEK qui expliquait, dans son fameux CERCLE D’OR (The Golden Circle) que si le « WHAT“ décrit les activités de l’entreprise, si le « HOW » décrit les méthodes ou les processus d’une organisation, le « WHY » est souvent ignoré, passé sous silence ou même carrément zappé.

Le « WHY » décrit la croyance d’une entreprise, d’une organisation ou d’une association en s’adressant directement à ses fondateurs : pourquoi avez-vous entrepris, créé ou réalisé ce que vous faites ou possédez aujourd’hui ?

 

Le « WHY » est complexe à travailler. Plusieurs raisons à cela :

  1. Après de multiples opérations de haut de bilan, les fondateurs ne sont plus souvent dans l’entreprise. On ne sait plus pourquoi on fait les choses. Allez demander à un fonds d’investissement le « WHY » de sa dernière prise de participation !
  2. Le « WHY » ne rentre pas ou très peu dans un bilan comptable (le goodwill peut-être, partiellement). Bien au contraire, il pourrait peut-être même faire peur. Le « HOW » se chiffre (know-how). Le « WHAT » est carrément dans les comptes (stocks, immobilisation, brevets, ventes, …).
  3. Une entreprise évoluant constamment, le « WHY » d’origine ne correspond plus forcément à son activité ou sa raison sociale actuelle.
  4. Le « WHY » demande de l’introspection, demande du temps. Elle touche à l’intimité des créateurs. Elle demande de se livrer. Et la pudeur n’est jamais la valeur la mieux partagée dans les réunions commerciales et marketing. Frédéric PAILLON, notre directeur de création, le sort à chaque fois, en workshop, et sait l’effet qu’il produit. Le temps se fige, un ange passe … on se croirait dans un ascenseur en panne.

Le « WHY » pouvait être approché dans la création d’un site web. Mais il n’est quasiment jamais évoqué dans les médias sociaux.

Ainsi, Instagram joue sur le « WHAT », et le magnifie ou le pervertit avec ses filtres

De la même façon, Facebook peut jouer le « WHAT » et le « HOW »

Pinterest, par les liens vers des blogs et donc du contenu pourrait être le seul à pouvoir l’aborder

Snap chat … on passe …

Tik Tok ? 😉

Twitter et sa horde de haters ne permettra jamais de parler bien longtemps du « WHY ». Le cynisme ambiant ne permettant pas d’aller puiser très longtemps dans les tripes des utilisateurs.

 

Bref, l’usage du « WHY » dans les médias sociaux est à inventer.

Mais ce qui est formidable dans ce métier, c’est de voir, comme dans le corps humain, toutes ces cellules et leur développement qui donneront un résultat encore impossible à déterminer. La sérendipité appliquée au digital en quelque sorte.

Et vous du « WHY », vous en parlez ?

Par : Sébastien Faure Publié le : 22/01/2019 Tags :